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HISTOIRE D'UN ARBRE DU CLUB

BONSAI CLUB DE BELLEDONNE

Nous vous racontons ici l'histoire, le travail,
la réussite de certains de nos arbres au cours du temps.
Des petits, des gros, des moches qui deviennent beaux...

 

UN LIERRE QUI SE RENFORCE

Voici l’histoire d’un lierre « yatsubusa » (terme désignant les variétés à feuillage compact, aux feuilles ou aiguilles naturellement petites, aux entre-nœuds courts et au rebourgeonnement arrière abondant).

En 2010, le lierre a été fixé avec des bas en nylon sur une racine de Mopanie, un bois très dense et imputrescible, vendu en animalerie comme décor d’aquarium (photo a).

Les premières années, la racine de Mopanie tenait debout grâce à un trépied formé de longues vis plantées à sa base et reposant sur le fond du pot.

 

Sylvain, l'éleveur, a rapidement constaté que cette espèce de lierre produisait sans cesse des rejets, ce qui l’oblige à aérer régulièrement l’arbre (3 à 4 fois par an). S'il ne le fait pas, la ramification devient vite désordonnée (photo b).

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a. 2011

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b. 2015

Une autre difficulté est apparue : les branches solides et longues sont difficiles à obtenir, car la souplesse du bois jeune les fait s’affaisser sous le poids du feuillage.

 

Pour y remédier, en 2020, Sylvain a construit des supports de branches et laissé l’arbre pousser librement jusqu’à ce que les branches aient suffisamment épaissi pour soutenir le feuillage.

Le lierre a aussi été placé dans un très grand pot pour renforcer sa vigueur.

 

Pendant les quatre années suivantes, les pousses intérieures (n’émanant pas des branches primaires) ont été régulièrement supprimées, tandis que le reste a été laissé croître.

c. 2021

d. 2021

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En 2025, le lierre a enfin été libéré de ses échafaudages et retaillé, retrouvant des proportions de bonsaï et des branches assez solides pour soutenir la ramification.

Prochaine étape :

le rempoter dans un pot rectangulaire vernissé.

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